Recruter un salarié : mes démarches

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Le salariat, une solution possible

Dans certains cas au moment du départ en retraite par exemple, les choix de production s’orientent vers les systèmes les moins consommateurs de main d’œuvre. Supprimer un atelier lait pouvant rémunérer correctement la main d’œuvre est une solution à court terme. Mais cela pénalise le potentiel de l’entreprise. Le salariat peut être une solution, car il n’y a pas que la mécanisation comme seule réponse.

Le département des Ardennes compte, à ce jour, près de 900 exploitations employeurs ce qui représente 30% des exploitations agricoles ardennaises. Si le nombre d’actifs non-salariés (chefs d’exploitations et co-exploitants) diminue de 3% en moyenne par an, il n’en est pas de même pour le nombre d’actifs salariés qui évolue légèrement chaque année, s’élevant désormais à plus de 2 000 salariés agricoles pour 876 Equivalents Temps Plein (ETP).

Les étapes clés avant le recrutement

Analyse des besoins en main d’œuvre

 « Le travail » dans l’exploitation agricole ne peut pas être étudié en tant que tel. Il est un élément indissociable d’un système complexe où une ou des personnes agissent et décident en vue de satisfaire des finalités qui leur sont propres, dans un environnement donné.

  • Quelles tâches à accomplir : conduite de matériel, traite, soins aux animaux… ?
  • Quel niveau de responsabilité : exécution ou responsable d’atelier ?
  • Quel volume de temps nécessaire et sur quelles périodes : besoin permanent ou occasionnel,
  • astreinte de week-end… ?
Définition d’un profil et une fiche de poste

Avant tout, il est très important d’identifier les tâches principales et secondaires que le salarié devra accomplir, son niveau de responsabilité et enfin mesurer le temps de présence nécessaire. Ces informations sont fondamentales pour dé­finir le profi­l du candidat recherché et par conséquent, pour rédiger la fi­che de poste correspondante. Celle-ci permet de mieux défi­nir le poste recherché et les compétences requises, les diplômes et les qualités humaines nécessaires à l’exercice des tâches.

Exemple :

  • Responsable de troupeau, ouvrier d’élevage, ouvrier polyvalent…,
  • Compétences techniques et humaines,
  • Niveau de formation,
  • Débutant ou expérimenté.
Choisir et proposer un contrat adapté

Le choix du contrat de travail est toujours conditionné par les deux mêmes alternatives qui sont la durée (indéterminée ou déterminée) et le volume d’heures de travail (temps complet ou temps partiel). L'employeur retiendra les types de contrat de travail qui présentent le moins de contraintes juridiques et gestionnaires pour lui.

Toutefois, si le temps partiel est privilégié, il existe des formules d’emploi partagé. Les exploitations peuvent avoir recours à des Entreprises de Travaux Agricoles (ETA), à des Coopératives d’Utilisation de Matériel Agricole (CUMA) ainsi qu’à des Groupements d’Employeurs (GE) en fonction des besoins.

Enfin, certains dispositifs sont liés à la personne embauchée. C’est le cas des « contrats aidés », tels que le contrat de professionnalisation, le contrat d’apprentissage, le contrat unique d’insertion, les emplois d’avenir... susceptibles d’être proposés à certains salariés et ouvrant droit, selon le contrat, à des exonérations de cotisations, des primes, des aides à la formation.

Recruter le candidat

Une fois les étapes précédentes réalisées, l’offre d’emploi peut être rédigée en s’appuyant sur la fiche de poste et le profil recherché puis diffuser largement  (entourage, techniciens, petites annonces, établissements d’enseignement agricole, APECITA, pôle emploi…).

Si un ou plusieurs candidats se manifestent, l’entretien d’embauche permet d’évaluer les compétences du salarié et l’adéquation avec le profil recherché.

Combien coûte un salarié agricole ?

La rémunération d’un salarié diffère en fonction de son poste et de son niveau de responsabilité. Son salaire est déterminé selon une grille dé­finie dans la convention collective des Ardennes auquel s’ajoutent les charges sociales (charge salariales, versées par le salarié et les charges patronales, versées par l’employeur).

Le coût total du salarié comprend donc :

Le salaire net + les charges salariales + les charges patronales

 

Cependant, la dépense occasionnée par le salaire annuel de l’employé permet de réduire le montant d’autres sources de dépenses telles que les cotisations sociales ou l’impôt sur le revenu de l’exploitation. Sans compter que des aides complémentaires peuvent être allouées au chef d’exploitation en fonction du type de contrat proposé au salarié.

Des aides à l’emploi

  • L’abattement FILLON est une baisse des cotisations patronales de sécurité sociale et des allocations familiales sur les salaires inférieurs à 1,6 fois le SMIC soit 15,37 € en horaire brut (réduction maximale possible : 402 €/mois) ;
  • Le contrat de génération qui vise à embaucher un jeune en remplacement d’un départ à la retraite donne droit à une aide possible de 4 000 €/an pendant 3 ans ;
  • L’emploi d’avenir permet d’obtenir 35 % d’aide possible, plafonnée au SMIC brut (510€/mois) pour l’embauche d’un jeune sans qualification ;
  • L’exonération en Zone de Revitalisation Rurale (ZRR) ou en Bassin d’Emploi à Redynamiser (BER) permet des réductions pouvant atteindre 600 €/mois pendant 1 an si l’entreprise se situe sur l’une de ces zones identifiées.
  • Le Contrat Unique d’Insertion et le Contrat Initiative Emploi prévoient une aide de 47% du
  • SMIC brut (685 €/mois) pour l’embauche de public en situation particulièrement précaire.
  • L’aide à la création d’emplois durables dans les exploitations de la Communauté de Communes des Portes du Luxembourg contribue, pour les chefs d’exploitation du territoire, au financement d’une subvention dans le cas d’une embauche en CDI pouvant aller jusqu’à 7000 € sur deux ans (au prorata du temps de travail).
  • Suite à une convention entre PSA Peugeot Citroën, l’Etat et les deux OPA, une aide de 3 000 € est allouée pour l’embauche d’un salarié en CDI temps plein (proratisé au temps partiel) sur le département.

Contact

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Votre conseiller :

Pascal TURQUIER

Tél : 03.24.33.71.00
Mail : p.turquier@ardennes.chambagri.fr

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mercredi 10 juin 2015